Les noms de rues de la cité
sourdine, étonnant !
La cité sourdine regorge de noms de rues, tous évocateurs du passé. En
se promenant dans les dédales de ruelles, nous découvrons ces noms de
rues.
Rue
Taillemanche: à l'origine, elle s'appelait rue aux Cornes
à cause des maréchaux-ferrants qui étaient au bord de la rivière (la
Sienne). Le nom de Taillemanche vient du taillandier, artisan qui
réparait les outils et des haches.
Rue
aux Mières:
au Moyen-âge, le Mière (Mire) était un médecin. La cité sourdine a
connu bien
des épidémies. Les "Mières" ne pouvaint rien faire. Le dicton: "Qui va aux mières, va à la bière".
faisait référence au sapin et non au houblon...
Rue
des Mouliniers: le Moulinier est un artisan qui transforme
la matière textile en fil par doublage.
Place
du Pussoir Fidèle: autrefois, il y avait deux ruelles de
chaque côté du lavoir. La ruelle du lavoir et la ruelle des
Lampurettes. Les lavandières étendaient leurs linges et aucun morceau
n'a jamais été volé à cet endroit.
Rue
Planche Blondel: l'origine remonte à Monsieur Blondel qui
mettait une planche pour que les habitants du quartier puissent
traverser le bief.
Rue
du Pont Chignon: "Chignon" est le nom de la coiffure des
lavandières et le nom de cette rue a pour origine une bataille de
dames, un crêpage de chignon entre les lavandières.
La
Cour de la Luzerne
recevait autrefois un puits en son centre.
Cour
de l'isle Bilheust:
à l'origine le parc de la commanderie faisait partie de ce qu'on
appelait l'isle Bilheust. Cette île a été créée grâce au canal de
dérivation creusé par les hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem. Ce
canal a asséché l'île et a permis l'installation de bâtiments. Un bief
a été construit pour que les habitants de Siênnetre puissent avoir de
l'eau au centre, ainsi naquit l'île Bilheust ou l'île du Bieu (bief).
Le
Caquet:
aussi appelé les "barres de fer", le Caquet était le lieu de
recrutement de mains-d'oeuvre du cuivre, et les discussions pouvaient y
être bruyantes. Mais c'était aussi, le lieu de prédilection des
dentellières qui bavardaient et caquetaient, selon les mauvaises
langues.
Rue
des Hauts-Bois:
quel mystère, en s'avançant en son centre, on peut remarquer au sommet
de la tour une tête sculptée, mais personne ne sait d'où elle vient.
Cour
du Foyer:
cour classée aux monuments historiques, elle tient son nom du foyer
banal qui y était. Villedieu ne possédant pas de minerais de cuivre,
les poêliers étaient contraints de récupérer de vieux cuivres, et de
les faire fondre. L'argent récolté par le foyer alimentait la caisse du
trésor de la confrérie.
Cour
du Paradis:
c'était la seule cour où il n'y avait pas de batteur. L'atelier
accueillait des fondeurs de cuivre et d'étaim. La dernière activité
connue de cette cour est le moulage des queues de casseroles.

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